L’avez-vous lu / entendu
Articles, événements, podcasts et replay… Dans « L’avez-vous- vu/lu », UGGC Avocats partage ses coups de cœur (ou plaisirs coupables).
Disponibles en replay, ces leçons s’avèrent utiles pour y voir plus clair dans les débats actuels. Au programme : comprendre les mécaniques de la croissance économique et la théorie de la destruction créatrice.
Un cadeau sonore utile pour aborder cette nouvelle année et s’affranchir de 4 idées reçues dès l’introduction :
Idée reçue 1 : La croissance vient surtout de l’accumulation du capital
Aghion repart de la proposition de l’économiste Robert Solow (un autre prix Nobel d’économie, en 1987) sur la théorie de la croissance qui indique que la simple accumulation de capital finit par assurer le développement économique.
Cette théorie va rencontrer un certain nombre de limites : quid des rendements qui deviennent décroissants ? En fait, ce n’est pas la “quantité” du capital qui prime, mais la “qualité” du progrès.
Idée reçue 2 : La croissance est une affaire purement économique, il faut choisir entre Etat et marché
La croissance à long terme résulte d’un processus cumulatif d’innovations au sein duquel chacun construit sur les innovations précédentes.
. Les nouvelles innovations rendent les anciennes obsolètes : c’est la fameuse destruction créatrice.
. Les hommes innovent motivés par la perspective de rentes dites “d’innovation” qui leur donnent un avantage sur d’autres (a minima pendant un certain temps)
Les rentes d’innovations motivent certes le progrès, mais les innovateurs d’hier sont tentés d’utiliser leur rentes pour empêcher les innovateurs de demain d’accéder à cette destruction créatrice.
Réguler l’économie de marché, c’est gérer cette contradiction.
Et c’est pour cela que les responsables publics et institutionnels influent sur la croissance Il faut des politiques favorables à la concurrence, qui empêchent les entreprises dominantes de freiner l’innovation future. Il faut aussi des institutions fortes pour stimuler la créativité productive (éducation, recherche).
Aghion intègre l’idée de l’innovation « endogène » : c’est-à-dire que l’innovation n’est pas extérieure au système. Elle dépend des décisions des entreprises, des incitations économiques, de l’éducation, de la politique publique, etc.
Idée reçue 3 : La concurrence est toujours vertueuse
La concurrence stimule l’innovation pour les seules entreprises qui sont à la frontière du progrès technologique. Le fossé technologique creusé par l’IA en témoigne. Mesurer en temps réel les innovations de rupture de ce type et mieux encore, les anticiper, donne à ceux qui ont eu cette clairvoyance un avantage déterminant.
Idée reçue 4 : Il faut un contexte économique favorable pour booster l’innovation
Aghion montre comment l’adversité peut s’avérer être un formidable levier d’innovation : les crises et les pénuries, loin de freiner le progrès technique, peuvent au contraire accélérer l’innovation.
L’histoire récente le montre : la résilience ukrainienne impressionne le monde entier depuis la guerre d’agression russe du 24 février 2022. Confrontés à un adversaire supérieur militairement et numériquement, les Ukrainiens s’appuient sur le développement d’armes adaptées aux nouvelles formes de conflit.
Les sept leçons vous raconteront en détail les liens étroits qui unissent innovation et croissance. Le cours sur l’adversité comme levier de créativité aura plus particulièrement attiré notre attention et pour cause…
L’année 2026 s’ouvre dans un contexte de ruptures et d’incertitudes. Faisons le vœu qu’elle s’accompagne d’innovations profitables au plus grand nombre. Pour anticiper, défricher, comprendre et intégrer ces défis, le collectif d’UGGC s’engage à vos côtés, porté par l’optimisme d’un droit au service des possibles.



